A 31 ans, c'est l'une des rares pornstar française à afficher 30 films à son actif.
Romantique et honnête, il partage sa vision du couple open.
Je l'ai rencontré il y a douze ans, dans une boite de nuit à Bourges. Nous avons vécu 9 ans ensemble. Maintenant, je vis à Paris, lui en province. Mais on a une vraie vie de couple, on partage tout, on met les choses en commun, on ne pense pas en terme de propriété genre, ce truc que j'achète est pour moi, celui-là pour moi. Je peux dire sans mentir qu'il est véritablement ma priorité.
Il y a mon travail : je tourne avec des studios qui font des films safe et j'ai choisi mon camp. La majeure partie des productions américaines respectent les principes du safer-sex, Cependant, ça ne me dérange pas de tourner avec un acteur séropositif : dans le travail comme dans la vie, je ne fais pas de discrimination avec mes partenaires. Dans notre vie de couple, notre sexualité n'est plus la même que lors de notre rencontre, ce n'est plus aussi intense.
Oui, bien sûr. Pourtant, je suis plus jeune que lui, il a 40 ans et pourtant je suis le plus moralisateur. Hélas, je crois que les mecs de province sont plus naïfs et sûrement bien moins informés. Attention, je ne fais que donner mon point de vue, mais je pense que la prévention y parvient plus difficilement. A Paris, la multiplicité des lieux fait qu'on est davantage confronté aux brochures, aux affiches, aux journaux, dans les bars et les sex-clubs, donc à des campagnes de prévention.
Je crois que je peux dire que oui. Quand mon mari vient à Paris, il baise beaucoup, donc je l'incite sans cesse à se protéger. Je lui en parle très ouvertement. Moi, vu du sex-club où je travaille comme barman, je dois dire que je trouve que le safe-sex est devenu moins fréquent qu'avant. Je n'ai pas peur de la perte de contrôle, je sais qu'il ne prend pas de substance.
Je vais être honnête : je n'aime pas les gants. Je laisse la liberté à mon partenaire d'en porter mais quand je peux et avec son accord, je me fais fister sans gant. Je sais qu'il y a un risque.
Moi qui suis à Paris depuis plus de trois ans, je n'ai pas connu de garçons vraiment malades, je n'ai pas vu de gens mourir du Sida. Personnellement, j'ai toujours baisé avec capote, mais je pense que baiser sans, c'est meilleur. Ma génération croit, à tort, que le Sida, c'est moins grave.
Je ne sais pas comment je pourrai réagir, je ne peux rien garantir.
Quand je fais l'amour avec lui, je suis totalement safe, par amour et par respect pour lui. Je sais que c'est quelqu'un qui fait très attention à sa santé, je peux même dire que je fais plus attention à sa santé qu'à la mienne ! Je sais aussi que si par malheur je devenais séropo, mon mec serait compréhensif.
Prenez vos responsabilités. Un gamin peu expérimenté n'a parfois pas les couilles de demander à l'autre de mettre une capote. Il lui faut absolument apprendre à compter sur lui-même pour se protéger. Je dirai aux lecteurs de miser sur leur propre vigilance, pas sur celle des autres.